• Renard Minimal

Comment je suis devenue minimaliste?


Cela a commencé il y a quelques années (5 ans environ), le premier déclencheur fut l'avant-avant dernier de mes nombreux déménagements. A moi seule je pense avoir vendu et acheté l'équivalent de deux maisons remplies de meubles et d'objets tellement j'ai pu accumuler et revendre pour aménager et quitter mes logements. C'était une terrible contrainte en terme de temps et de gestion. Egalement d'un point de vue technique car je n'avais pas de véhicule.


Lorsque je suis arrivée dans ma dernière ville de résidence j'en ai eu franchement marre. Qu'est ce que j'avais besoin de trimbaler tout ces objets ? Pourquoi je les ai accumulés? Qu'est ce qu'il fait qu'à un moment, ce bibelot, j'ai eu une envie irrépressible de le posséder?


Bref, j'étais là face à toutes mes possessions, dégoûtée de tout ce que j'avais encore à gérer, dégoûtée d'être si futile, dégoûtée de posséder des choses insignifiantes qui m'apportaient plus d'emmerdes que de plaisir. Et puis cette impression de me trimbaler avec toutes mes histoires passées comme un sac à dos trop rempli, ça c'était encore pire!


Alors j'ai quasiment tout viré sur un coup de tête.


J'avais besoin de vivre de façon plus légère, parce que je savais que dans les années à venir je déménagerai encore et encore... C'est ce que j'aime: changer de lieu pour vivre dans de nouveaux environnements. Ainsi j'ai l'impression que ma vie évolue, que je m'enrichie un peu plus de ces nouvelles expériences. Mais faire suivre tout mon passé, ça c'est fini !


J'ai ainsi commencé à me délester (vendre, donner...) et en cherchant dans les rayons de la librairie où je bossais à l'époque je suis tombée sur Dominique Loreau et sa philosophie de vie minimaliste qui m'a beaucoup inspirée.


Après cette étape ma vision a évolué, je n'ai plus du tout le même rapport aux objets que les autres. Quand je rentre dans un magasin c'est pour acheter ce dont j'ai besoin et non ce qui me fait envie. C'est arrivé de façon très logique dans mon quotidien. Avec l'idée d'avoir peu, mais de qualité supérieure, avec mes petits moyens. Actuellement, par exemple, quand je vais dans un magasin style GIFI ou autre du genre, je vois des milliers de déchets en plastique qui polluent notre planète. Là où quelques temps avant je ne voyais que des bonnes affaires. Du coup je ne mets plus du tout les pieds dans ce genre d'enseigne, d'ailleurs l'odeur du plastique en est insupportable.


Puis je me détache progressivement de mon rapport aux objets déco. Aujourd'hui je ne ressens plus ce besoin d'avoir ce qui est à la mode, ou ce que les autres ont. Je trouve que ma vie est réussie parce que j'ai un boulot qui me laisse du temps libre, parce que j'ai une enfant en bonne santé, parce que j'ai des gens autour de moi qui sont au top. Si j'ai pas les moyens de m'offrir la dernière lampe ultra mode, je me dis que c'est juste qu'elle m'est inutile. Qui peut choisir à ma place ce qui est bon ou pas pour moi?


Aujourd'hui mes rêves et mes envies sont complètement modifiés. Je cherche de la simplicité, évoluer intellectuellement et être une consommatrice plus responsable, et j'aimerai apprendre à tirer d'avantages de bonheur dans des petits plaisirs du quotidien, dans l'immatériel.


Petit à petit ce rythme s'installe. Pour moi prendre un petit déjeuner qui dure, parler longtemps avec ma grand-mère ou ma meilleure amie, passer du temps en famille, ne rien faire, manger chez mes parents, faire un weekend entres amis, passer du temps en famille ou me lever une heure avant tout le monde, ça a plus de valeurs que tout l'or du monde.


Cela fait place à un bien être général, on ne bosse plus pour posséder ce que l'on a pas mais ce dont on a besoin. Parce que la majorité des Français vivent avec un SMIC et voudraient posséder les mêmes choses qu'un milliardaire, il y aura toujours plus de malheureux. Alors que le bonheur n'est tout simplement pas là. Ça ce n'est que les incidences et les répercutions des publicités et de notre société orientée vers la consommation de masse. Le capitalisme qui s'infiltre dans toutes les couches de notre société pour nous pousser à toujours plus consommer jusqu'à nous faire oublier ce qui nous est vraiment nécessaire.


Par exemple : avoir un dressing. Ce sont des habitudes de riches qui consomment à outrances. Si vous demandiez à vos parents ou grands parents, ils vous diraient qu'ils avaient de quoi remplir une valise et c'est tout. Cela les rendait ils malheureux? Auraient ils dit que leur vie était loupée parce que dans leur maison ils n'ont pas 12 paires de pantalons, 20 chemises, 10 montres...? Non, ils avaient peu et l’intérêt était d'être habillé pour passer le pas de la maison et vivre.


Je pense qu'on peut être riche de seulement ce qui nous est accessible. Ce qui se paie n'a pas valeur de bonheur mais seulement d'utilité. Le bonheur se trouve dans les choses essentielles à la vie : partager, se soigner, donner, prendre le temps, manger, boire, danser, bouger, écouter ou jouer de la musique, se balader, rire ...


C'est à la portée de tous, c'est simplement un sursaut de conscience qui est à la portée de tous. Nous sommes juste tous en train de nous faire manipuler et il est temps de reprendre sa vie et ses choix en main.


Pour ce qui est de la gestion de mes possessions. Je fais régulièrement le tri. J'évolue aussi dans mes pratiques. J'essaie de consommer local, plus responsable, et surtout j'évite au max le plastique. Je passe prioritairement par leboncoin.fr, les vides greniers et Vinted pour trouver ce dont j'ai besoin et j'y revends régulièrement mes objets. Je trouve que ce système est génial pour faire perdurer les objets. Vous vous dites, que c'est toujours de la consommation, oui certes! Mais une cafetière que tu achètes d'occasion quasi neuve, c'est une cafetière neuve en moins de produite (et une en moins qui traîne dans une armoire) et la production se cale sur les ventes.


J'ai fais des erreurs, peut être avec l'arrivée de ma fille. Trop d'équipement , on s'emballe toujours à l'arrivée du premier. Et pas de chance de n'avoir aucun aîné pour récupérer.


Au fur et à mesure de l'évolution de ma pensée, je quitte aussi des rituels qui étaient impensable d'abandonner quelques années avant. Par exemple avoir une télé et la regarder bêtement. Ca fait 2 ans que je ne l'ai plus, je m'en passe largement.


Pour finir, mon but en tant que minimaliste : vivre sur Terre des moments précieux, me couper des possessions matérielles au maximum, consommer mieux. Comme le dit Dominique Loreau:

faire de ma vie une vie de Luxe par la simplicité et la beauté des choses naturelles.

Le minimalisme n'est alors qu'une infime partie du processus.


A vous de faire le choix de votre bonheur et de l'orientation de votre vie!






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Albi, Tarn, France

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